Esperluette

Chaque lundi après 18h, entretiens, lectures, chroniques, autour du dessin, de la littérature.

Lundi 23 janvier (18h05): Michel Jean (Nature Nomade)

©Alain Audet

Avec sensibilité et délicatesse, Michel Jean raconte son histoire familiale, celle des Siméon. Issu de la communauté innue de Mashteuiatsh, dans le Nitassinan, il tisse le destin de tout un peuple amené par la force à se sédentariser et à abandonner son mode de vie traditionnel. A travers ses trois romans, Michel Jean explore les questions de liens et d’identité, d’appartenance, et pose la question de la place faite aujourd’hui à la communauté innue au sein du Québec. Lauréat du prix Nature Nomade pour Kukum en novembre 2021, Michel Jean était présent pour la sixième édition du festival en 2022. Une rencontre inaugurale en public, animée par Sophie Gergaud, se tenait le vendredi 04 novembre en soirée au sein de l’auditorium du Museum.

Lundi 16 janvier (18h05): Cristian Fulas (Nature Nomade)

©Paul Ketchum

Dans son roman, Iochka, Cristian Fulas explore le quotidien d’une fabrique de charbon située au cœur des Carpates. Dans cette microsociété quelque peu hors du monde, nous suivons les souvenirs de Iochka, un presque centenaire qui fait partie de ces « insignifiants » qui ont pourtant vécu ou subi les bouleversements de l’histoire avant de choisir, plus ou moins, de s’exclure du tumulte dans une vallée reculée. Lors du festival Nature Nomade, le samedi 05 novembre 2022 en fin de journée Cristian Fulas s’entretenait, en public, avec Caroline de Benedetti. Les propos sont traduits du roumain par Violeta Brascan.

Lundi 09 janvier (18h15): Dersou Ouzala (Nature Nomade)

©Olga Ukhvatkina

Dans les forêts de l’Extrême-Orient russe, Vladimir Arseniev, officier explorateur féru de science et d’aventure, se prend d’amitié pour un chasseur sibérien : Dersou Ouzala, du peuple des Nanaïs qui vouent au monde sauvage une dévotion ancestrale. De cette entente née d’expéditions entre 1902 et 1909 au cœur de la taïga, Arseniev tire un récit aussi vrai que romanesque. Son témoignage peuplé d’ours, de tigres et de « gens de la forêt » portera le personnage de Dersou dans l’imaginaire de plusieurs générations de lecteurs du monde entier. Akira Kurosawa l’adapte au cinéma en 1975.

Yves Gauthier, auteur et traducteur, s’est attaché à une traduction scrupuleuse et enfin intégrale de cette œuvre majeure pour les éditions Transboréal. Et c’est en compagnie de son éditeur Emeric Fisset qu’il conversait dans le cadre du festival Nature Nomade le dimanche 06 novembre 2022 en fin d’après-midi.

Lundi 02 janvier (18h15): Wilfried N’Sondé (Nature Nomade)

@Wayne Gungl

Lors du confinement imposé par la pandémie de covid-19 au printemps 2020, Wilfried N’Sondé a l’opportunité d’embarquer à bord de la goélette Tara pour naviguer durant cinq semaines au large des côtes chiliennes avec une équipe de scientifiques. Fasciné par la puissance des éléments, l’abondance des formes de vie grouillant dans les eaux de l’océan Pacifique, il en revient avec une triple histoire faite d’êtres vivants mesurant moins d’un millimètre devenu de véritables héros tragiques: Héliosphera fille des abysses (Actes Sud, 2022). Wilfried N’Sondé détaille cette expérience peu commune et ce désir d’écriture dans un entretien public animé par Caroline de Benedetti dans le cadre du festival Nature Nomade, enregistré le dimanche 06 novembre 2022 au Museum de Nantes.

Lundi 26 décembre (18h05): Le lieu, source du roman (Nature Nomade)

@Jorg Peter

Quelle est la place du lieu dans la création littéraire ? Pour en discuter, trois regards se mêlent. Celui de Valerio Varesi qui s’inspire pleinement de la région qu’il habite pour la raconter à travers ses enquêtes. Et ceux de Guillaume Aubin et de Wilfried N’Sondé, qui, chacun, ont puisé leur inspiration dans des lieux de résidence particuliers. Une table ronde animée par Caroline de Benedetti dans le cadre du festival Nature Nomade, enregistrée le dimanche 06 novembre 2022 au Museum de Nantes.

Lundi 19 décembre (18h15): Geoffroy Monde

Auteur de bande dessinée révélé il y a une dizaine d’années via son blog puis diverses publications papiers (Serge et Demi-Serge chez Vide Cocagne) ou numériques (De Rien dans Professeur Cyclope, repris en livre chez Delcourt), Geoffroy Monde a d’abord dessiné des suites de gags absurdes ou non sense avant d’aller vers des récits de science fiction (Poussière, trois tomes chez Delcourt) ou de la mythologie érotique (Le Privilège Des Dieux, collection BD Cul). Cette année 2022 il publie deux nouvelles bande dessinées: Furieuse dessiné par Mathieu Burniat (Dargaud) et La Voix de Zazar (Atrabile) un space opéra intime étonnant par son fond comme par sa forme.

Le samedi 19 novembre 2022 au festival de bande dessinée de Colomiers, accompagné de l’auteur Gwen de Bonneval, nous avons enregistré une conversation avec Geoffroy Monde, à propos de son parcours, de ses publications, de ses envies à venir.

En contrepoint un fragment de Tim & Eric, I’m Not Comfortable Inside My Mind par John Callaghan, L’Homme de L’Année par Cadet et Sheherazade de Rimski Korsakov.

Lundi 12 décembre (18h20): Paz Boira & Jérôme Dubois (une conversation)

Écocide, effondrements, chaos & autres réjouissances planétaires

L’écocide en cours, les alertes répétées par les climatologues depuis un demi-siècle a minima, les récits documentant les effondrements, les pensées, théories & actions développées par la collapsologie, enfin, les premiers signes tangibles du désastre écologique à l’œuvre, toutes ces réalités impactent fortement la création des autrices et auteurs de bande dessinée contemporains. Depuis 5 ans les rayons des librairies et médiathèques ont vu apparaître un nombre conséquent d’ouvrages sur ces questions et questionnements : le devenir humain et sa confrontation souvent destructrice avec le vivant qui l’entoure.

Sous forme de dialogues fertiles, les rencontres professionnelles du vendredi 18 novembre 2022 lors du festival BD Colomiers se proposaient d’observer différentes approches possibles dans le traitement artistique et la mise en récit de ces éléments du réel et surtout comment faire bande dessinée, malgré tout.

Rêves ou Réalité, quelques représentations du devenir humain.

Sur la base des livres “Les Animaux de Distance” & “Malgré Une Fin Proche” de Paz Boira et “Citéville”/”Citéruines” de Jérôme Dubois.

Lundi 05 décembre (18h25): Giacomo Nanni

Invité en ouverture des Rencontres Littéraires Italiennes organisées par l’association Impressions d’Europe, le dessinateur italien Giacomo Nanni était présent à Nantes pour une rencontre publique le vendredi 02 décembre à 16h en l’espace Cosmopolis.

Ensemble nous revenons sur son parcours en bande dessinée, qu’il débute à trente ans en Italie.

Entre 2004 et 2009, il fait partie du groupe de dessinateurs et fondateurs de la revue Canicola primée au festival d’Angoulême et qui devient une maison d’édition. Il collabore bientôt en France avec les éditions Cornelius qui publient son premier livre traduit Chroniquettes, d’autres suivront dont deux romans graphiques aux éditions l’Olivius (l’Olivier + Cornelius) en 2013 et 2014: Casanova, histoire de ma fuite et Vince Taylor n’existe pas (texte de Maxime Schmitt).

Depuis la fin des années 2010 Giacomo Nanni publie ses livres aux éditions (nantaises) Ici Même. Le premier, Acte de Dieu a remporté le « Fauve de l’audace » au Festival d’Angoulême en 2020, le deuxième,Tout est vrai, a été publié en 2021, un troisième intitulé Un jour, le soir paraitra en mars 2023

C’est principalement sur ces derniers livres et la technique particulière très pointilliste que développe Giacomo Nanni sur ceux-ci que nous nous appuyons pour cette conversation que l’on conclue avec un morceau du groupe CCCP / Fedeli Alla Linea

Lundi 28 novembre (18h15): Nylso & Gwen de Bonneval (une conversation)

Nylso

Écocide, effondrements, chaos & autres réjouissances planétaires

L’écocide en cours, les alertes répétées par les climatologues depuis un demi-siècle a minima, les récits documentant les effondrements, les pensées, théories & actions développées par la collapsologie, enfin, les premiers signes tangibles du désastre écologique à l’œuvre, toutes ces réalités impactent fortement la création des autrices et auteurs de bande dessinée contemporains. Depuis 5 ans les rayons des librairies et médiathèques ont vu apparaître un nombre conséquent d’ouvrages sur ces questions et questionnements : le devenir humain et sa confrontation souvent destructrice avec le vivant qui l’entoure.

Sous forme de dialogues fertiles, les rencontres professionnelles du vendredi 18 novembre 2022 lors du festival BD Colomiers se proposaient d’observer différentes approches possibles dans le traitement artistique et la mise en récit de ces éléments du réel et surtout comment faire bande dessinée, malgré tout.

Être Vivant, une approche sensorielle du monde par l’observation.

Sur la base des livres “Kimi Le Vieux Chien” & “Les Cabanes” de Nylso ainsi que “Le Dernier Atlas” et “Philiations”, un projet en cours de Gwen de Bonneval.

Gwen de Bonneval

Lundi 21 novembre (18h30): Frederik Peeters (une exposition)

Révélé à l’orée des années 2000 avec Pilules Bleues, le dessinateur suisse Frederik Peeters construit depuis près de 20 ans une œuvre multiple et très cohérente. S’inscrivant dans une veine classique de la bande dessinée franco-belge, son trait charbonneux, gras ou fin, en noir et blanc ou en couleurs ne l’empêche pas de s’épanouir dans presque tous les genres, que ce soit la science-fiction (“Lupus”, “Aama”), le fantastique (“L’homme gribouillé”, “St Elme”), le polar (“R.G”) et jusqu’au western (“L’odeur des garçons affamés”). Si son œuvre donne naissance à des personnages hors normes, tout ce qui est en dehors de l’humain a droit de cité. Fantômes, ectoplasmes ou créatures de toutes sortes s’épanouissent dans des univers oniriques ou au bord de l’effondrement, à l’image du bouleversant Saccage (2019), livre muet où les images hurlent.

Saccage

Derrière le monde est une exposition d’envergure produite par le festival de bande dessinée de Colomiers et les éditions Atrabile, qui comprend une grande fresque murale, des dessins d’ateliers et des travaux rarement montrés, afin d’illustrer l’ambition de l’auteur qui est de « connecter les sentiments religieux profonds, les grands inconscients collectifs contemporains avec la catastrophe actuelle ». L’exposition est visible jusqu’au 11 février 2023 au Pavillon Blanc Henri-Molina de Colomiers et nous la visitons micro en main, Frederik Peeters et moi, en détaillant chaque étape de son travail exposé. Un enregistrement réalisé le 20 novembre 2022 au matin.

Man Hunter par Frederik Peeters

En contrepoints musicaux, deux morceaux de Nils Frahm: Re et Immerse

A voir en plus, cette vidéo à propos de Saccage.

Lundi 14 novembre (18h05): Corinne Morel Darleux (Nature Nomade)

©Andreas

Après l’implacable essai Plutôt Couler En Beauté Que Flotter Sans Grace publié chez Libertalia en 2019, Corinne Morel Darleux est allée explorer la fiction, d’abord pour la jeunesse puis pour adulte avec La Sauvagière aux éditions Dalva, une fable onirique qui nous invite à repenser le lien qui nous unit au monde, loin des constructions et des contingences modernes. A travers la narration menée par son personnage principal, Corinne Morel Darleux nous plonge dans un univers puissamment poétique où les sens deviennent maîtres et où notre humanité se métamorphose au contact du bois humide et sous les caresses du vent.

Une conversation enregistrée en publique dans le café littéraire du festival Nature Nomade, le dimanche 06 novembre en après-midi.

Lundi 07 novembre (18h05): Guillaume Aubin (Nature Nomade)

©Alain Audet

En 2012, Guillaume Aubin reçoit une bourse de l’Office franco-québécois pour la jeunesse pour financer un projet littéraire. Fasciné par l’Œil du Québec, une immense île façonnée par un astéroïde puis révélée par la construction du barrage Daniel-Johnson, il se rend sur place et apprend que ces terres sont celles, historiques, de l’ethnie Innue. Les lieux et leur histoire inspirent les grandes lignes de son premier roman L’arbre de colère (éditions La Contre Allée). 
Mais, au-delà du portrait d’une culture fascinante et d’un décor sauvage beau et inquiétant, Guillaume Aubin explore, à travers son personnage Fille-Rousse, la question du genre, du sexe et des places assignées dans une société. Il transpose les questions contemporaines qui se posent dans notre société, dans une culture qui y a répondu en acceptant l’existence d’un troisième, voire d’un quatrième genre.

Une conversation enregistrée en publique dans le café littéraire du festival Nature Nomade, le samedi 05 novembre en après-midi.

Lundi 31 octobre (18h15): Nature Nomade (rediffusion)

photo: Adrien Favre

La sixième édition du festival nantais des grands voyageurs, Nature Nomade, arrive à grands pas: dès ce vendredi 4 et jusqu’au 6 novembre au Museum de Nantes. Porté par l’association Nature Nomade et La Géothèque de Nantes, ce festival décline les littératures et les livres qui disent l’état du monde: état géographique, politique, social, environnemental dont les autrices et auteurs invité.e.s viennent témoigner. Jet fm s’y installe pour enregistrer la plupart des rencontres qui vous seront diffusées ultérieurement, dans la présente émission par exemple.

Pour s’en faire l’écho je vous propose la rediffusion d’un entretien avec Jacques Mailhos, auteur, traducteur pour les éditions Galmeister de livres d’Edward Abbey ou Henry David Thoreau, entre autres. Il était invité de la 5e édition de Nature Nomade pour une discussion sur le nature writing et ses possibles traductions. C’est un enregistrement réalisé le samedi 6 novembre 2021 et déjà diffusé ici. En introduction, quelques propos de Benoit Albert (La Géothèque) & Ingrid Morel (association Nature Nomade) qui exposent un peu de la philosophie à l’œuvre derrière le festival Nature Nomade (l’intégralité de l’entretien est ici).

Les détails du programme de cette sixième édition sont à glaner ici.

Lundi 24 octobre (18h15): La poésie selon Dominique A.

Je n’avais pas prévu de diffuser cette rencontre publique avec Dominique A. dans la présente émission, attendu que la première de la saison lui était déjà consacrée. Mais la teneur du propos et les quelques lectures de poésies que Dominique a proposé ce soir là m’ont semblé très complémentaires de ce que nous avions esquissé lors de la conversation de septembre.

Centrée uniquement sur la poésie et l’écriture de poésies, sur la foi du recueil Le Présent Impossible, que Dominique Ané vient de faire paraitre aux éditions L’Iconopop, la rencontre publique qui fait cette émission Esperluette a été enregistrée au sein de la librairie La Vie Devant Soi (rue Joffre à Nantes) le jeudi 20 octobre dernier, en soirée.

La discussion est émaillée des morceaux La Poésie (La Fragilité, 2018), Marina Tsvetaïeva (Sur Nos Forces Motrices, 2008) et le disque Ursa Minor (bonus à Toute Latitude, 2018).

Lundi 17 octobre (18h05): Nathaniel Ian Miller

Nathaniel Ian Miller est un écrivain américain qui signe avec L’Odyssée de Sven un premier roman saisissant par sa force lyrique, son écriture ciselée et sa facture d’un classicisme assumé. Traduit en français par Mona de Pracontal pour les éditions Buchet-Chastel et publié pour cette rentrée littéraire, le livre conte la destinée pour le moins étonnante et assez fracassée d’un jeune suédois, Sven, qui, en 1916, choisit de s’isoler dans les profondeurs glaciales et immaculées du Spitzberg. S’apputyant sur quelques éléments du réel – Sven a réellement existé et on sait très peu de lui si ce n’est qu’une cabane atteste de son passage au Spitzberg – Nathaniel Ian Miller développe un récit initiatique qui pourrait sembler bien éloigné de sa réalité, il est éleveur de bétails dans le Vermont. C’est donc avec beaucoup de curiosité que j’ai eu le plaisir de questionner l’écrivain lors d’une rencontre publique qui se tenait à La Géothèque de Nantes le mardi 11 octobre dernier, achevant une tournée française de deux semaines. Les propos sont brillamment traduits en temps réel par son éditrice française Maÿlis de Lajugie.

En contrepoints de la conversation nous écoutons Anton Dvòrak / Quintet pour piano n°2 en La majeur, deuxième mouvement: La Dumka et un fragment de Vatnajokull de Chris Watson

Lundi 10 octobre (18h05): Chloé Wary

Chloé Wary est autrice de bande dessinée. Trois livres sont disponibles dont le plébiscité Saison des Roses (éditions FLBLB) qui suit les pas d’une équipe de football féminin au sein d’une cité de la proche banlieue parisienne, l’imaginaire Rosigny qui revêt des atours autobiographiques pour l’autrice, tout comme les protagonistes du récit. Servie par un dessin nerveux dynamisé par des couleurs vives réalisées au feutre, Saison des Roses a propulsé Chloé Wary sur le devant de la scène contemporaine du dit neuvième art, dès son deuxième livre, lui apportant une rapide professionnalisation.

C’est à ce titre qu’elle est invitée dans la région nantaise cet automne pour plusieurs rendez-vous:

  • en premier lieu une belle et grande exposition rétrospective au sein de la médiathèque Hermeland de Saint-Herblain, qui accroche des pages originales, des recherches et illustrations inédites en une scénographie cohérente (depuis le 27 septembre et jusqu’au 05 novembre de cette année 2022).
  • En second lieu différentes rencontres avec l’autrice qui accompagne volontiers un travail de médiation sur le terrain, ces temps-ci dans le quartier de Bellevue à Nantes/Saint-Herblain notamment, sur la base d’ateliers, de rencontres, de concerts dessinés.

L’entretien qui fait cette émission a été enregistré le jeudi 06 octobre 2022 dans l’après-midi alors que Chloé Wary découvrait l’exposition que nous arpentons micro en main.

Les sélections musicales qui émaillent l’entretien sont choisies par Chloé: S.Pri Noir / Highlander, Joe Hisaishi / The Huge Tree in the Tsukamori Forest (Mon Voisin Totoro) & Ludwig Van Beethoven / Symphonie n° 7, 2nd mouvement (par l’Insula Orchestra)

Lundi 03 octobre (18h20): Maya Angelou

Cette semaine, lecture d’une large partie du recueil de poésie Et Pourtant Je M’Elève de Maya Angelou, traduit de l’américain par Santiago Artozqui pour une édition bilingue chez Seghers en 2022.

En contrepoint musicaux deux titres de Ben Harper / The Three Of Us & I’ll Rise, ainsi que Ask Me No Questions de Bridget St John pour finir.

Lundi 26 septembre (18h30): Atelier Manu Manu

L’Atelier Manu Manu est installé au sein de Maison Fumetti à Nantes. Il accueille jusqu’à cinq personnes sur des périodes de temps assez variables mais souvent conséquentes. Depuis deux ans l’atelier est occupé par Antoine Pédron, Guillaume Roland, Matao & Arthur Levrard. Chacun de ces jeunes auteurs de bande dessinée a œuvré tout ce temps à la réalisation de son premier livre. Certains sont publiés, d’autres à paraitre. Une exposition présentant leurs travaux est ouverte depuis le 24 septembre à l’occasion du festival Fumetti Pocket. Elle court jusqu’au 19 novembre et permet de confronter en une habile scénographie les pages, recherches et miscellanées des quatre garçons. Une rencontre publique le samedi 24 septembre en fin de journée permettait de compléter le tableau en faisant dialoguer les “Manu Manu”.

C’est l’enregistrement de cette rencontre que nous écoutons dans cette émission.

Lundi 19 septembre (18h10): Dominique A.

Une rentrée chargée pour Dominique A. qui sort son quinzième disque baptisé Le Monde Réel (Cinq7) et un premier recueil de poésies, Le Présent Impossible, aux éditions Iconopop.

L’occasion de parler écriture et comprendre ce qui stimule chez Dominique le désir des mots et à quels endroits ceux-ci trouvent leur juste place, dans une chanson, un récit, un poème…

L’entretien enregistré le mardi 13 septembre dans l’après-midi, sous les arbres agités de vent d’un parc en bord de Loire, est émaillé de lectures de poèmes issus du Présent Impossible ainsi que d’extraits du disque Le Monde Réel: Le Monde Réel, Avec Les Autres, Le Manteau Retourné De L’Enfance, Au Bord De La Mer Sous La Pluie. En complément, le morceau Le Reflet issu de Toute Latitude ainsi que Close Your Eyes une pièce de Ramon Humet et June de Fanny Mendelssohn joué par David Kadouch.