Chroniques àMER

Chroniques à MER, c’est une chronique radio mensuelle en français, qui sort la deuxième semaine de chaque mois.

Chroniques à MER, c’est une chronique réalisée par des membres du réseau AlarmPhone, une hotline auto-gérée par des activistes 7/7- 24/24 depuis 2015, pour soutenir les appels des personnes qui sont en détresse sur la frontière méditerranéenne, exiger leurs sauvetages et leurs débarquements dans des ports sûrs.

Chroniques à MER, c’est une chronique d’actualité et d’analyse des frontières et de leurs conséquences, pour raconter ce qui se passe en mer Méditerranée depuis le point de vue de notre travail dans le réseau AlarmPhone.

Chroniques à MER, c’est une chronique courte. Elle est diffusable sur des radios associatives et libres. Elle est aussi disponible sur le site de Canal sud (Toulouse) et de Radio Galère (Marseille).

Parce que des milliers de gens traversent la Méditerranée ;

Parce que la mer méditerranée est une frontière ;

Parce que les frontières perpétuent le racisme et colonialisme ;

Parce que le racisme et le colonialisme tuent.

Parce qu’en 2020, 1760 personnes sont mortes en traversant – 147 personnes par mois, 34 par semaines, près de 5 personnes par jour – et bien bien plus dont on ne sait rien ;

Parce que des histoires existent derrières les chiffres ;

Parce que ces histoires doivent être racontées ;

Parce qu’on ne veut pas oublier ;

Parce qu’on veut continuer à lutter ;

Parce qu’on ne veut pas s’habituer ;

Parce qu’on savait …

Pour nous contacter, vous pouvez écrire à : chroniques_a_mer@riseup.net

Mercredi 10 avril 2024 | Episode 24. Chronique embarquée

Ce mois-ci, on vous propose de plonger dans la carte, de nous suivre au-delà de nos claviers, écrans et téléphones, et de nous rendre en Méditerranée centrale. Grâce à Christine et à son enregistreur, on embarque sur le voilier Nadir, qui fait partie de la flotille de bateaux d’assistance et de secours de la société civile, qui opèrent dans la région.

Le travail qu’on fait dans AlarmPhone est très complémentaire de celui des bateaux de sauvetage et des avions civils, Sea Bird et Colibri. Un équipier de Nadir nous disait qu’AlarmPhone et les avions ont un rôle fondamental, car on relaie des positions qui permettent aux bateaux de trouver les embarcations en détresse. Sans ces informations, ils seraient bien moins efficaces.

C’était en août dernier, une période très intense avec énormément de traversées depuis la Tunisie vers Lampedusa.

** Attention : Parce que la situation est dure et violente en Méditerranée, cette chronique et les cas qui sont racontés peuvent être difficiles à entendre. **

Bonne écoute !
Main sur le cœur et poing levé.

Et pour la musique :
Parfum theremine – L’impératrice
Ye ye ye – Geoffroy Oryema
Mana’a – Badiaa Bouhrizi
• l’instrumentale de Lettre à la République – Kerry James

Pour en savoir plus sur l’Alarm Phone et les politiques de frontières maritimes européennes, vous pouvez consulter le site d’AlarmPhone et celui de Watch the Med.

Pour nous contacter, vous pouvez écrire à : chroniques_a_mer@riseup.net

Mercredi 14 février 2024 | Episode 23. Des pistes pour comprendre ce qu’il se passe en Mer Egée

Ce mois-ci, dans Chroniques àMER, on vous parle de ce qui se passe dans la région de la mer Egée, plus particulièrement pour les personnes qui traversent depuis les côtes turques vers les îles grecques.

Lorsque certain.es d’entre-nous ont commencé à faire des permanences, en 2018, la situation à cette frontière était bien différente. Les personnes en mouvement y subissaient déjà des violences et des violations des droits humains mais en mer, les garde-côtes semblaient respecter les règles du jeu, c’est-à-dire du droit maritime international. Lorsque des bateaux franchissaient la frontière maritime entre la Turquie et la Grèce, ils allaient secourir les personnes à bord et les amenaient à terre, en Grèce. Et puis d’un coup, en mars 2020, tout bascule. Toutes les embarcations qui tentent la traversée sont systématiquement attaquées, les moteurs volés, les personnes violentées et repoussées vers la Turquie. Et même lorsque les voyageu.ses arrivent à débarquer sur une île grecque, les garde-côtes les remettent à l’eau sur des radeaux de survie gonflables et les laissent à la dérive. Nous, on assiste impuissantes à ces pushbacks sans fin. On ne sait plus trop quoi faire pour aider les personnes qui traversent, à part documenter et relayer les violences. Puis, courant 2023, tout change à nouveau. Ce n’est pas vraiment un basculement : il y a toujours des pushbacks, mais ils ne sont plus systématiques. Les personnes arrivées à terre sont plus souvent assistées que refoulées. Certains bateaux sont secourus. Certains sont même attaqués dans un premier temps, puis secourus dans un second.

Dans notre travail d’AlarmPhone, on sait que les routes prises par les personnes en mouvements évoluent constamment, et on est bien placées pour observer ces changements. On en discute, on s’en informe, et on réfléchit collectivement à comment adapter notre action. Mais alors là, pour tout dire/honnêtement, on ne comprend plus rien. On est perdues et on ne saisit pas ce qui se joue stratégiquement dans cette région.

C’est pour ça qu’on a eu envie de faire cet épisode, pour essayer ensemble de comprendre ce qui se passe.

Merci à à tou.tes celleux qui ont rendu cette émission possible.

Et pour la musique :

  • Rien qu’une fois faire des vagues d’Anne Sylvestre
  • Sarzamin Man de Dawood Sarkosh
  • l’instrumentale de Lettre à la République de Kerry James

Bonne écoute !
Main sur le cœur et poing levé.

** Attention : Parce que la situation est dure et violente en Méditerranée, cette chronique et les cas qui sont racontés peuvent être difficiles à entendre. **

Pour en savoir plus sur l’AlarmPhone et les politiques de frontières en Méditerranée, vous pouvez consulter le site d’AlarmPhone et celui de Watch the Med.

Pour nous contacter, vous pouvez écrire à : chroniques_a_mer@riseup.net

Mercredi 13 décembre 2023 | Rediff épisode 05. ElHiblu3 ou comment l’Europe criminalise les personnes exilées

Ce mois-ci, dans Chroniques àMER, nous avons choisi de vous rediffuser notre épisode numéro 5 intitulé « ElHiblu3 ou comment l’Europe criminalise les personnes exilées » – un épisode à l’actualité très inquiétante, puisque les trois adolescents inculpés en mars 2019 pour “actes de terrorisme” encourent la réclusion à perpétuité dans un procès qui aura lieu prochainement.

Je ne sais pas pourquoi il a fait demi-tour. Mais j’ai vu des gens protester, et ça a fonctionné.

Fin mars 2019, 108 personnes ont fui la Libye et ses camps, dans l’espoir de rejoindre l’Europe. Elles sont secourues par le navire marchand El Hiblu. Les autorités maltaises donnent alors l’ordre de ramener illégalement ces personnes en Libye.
Mais collectivement, les 108 rescapé·es protestent, et parviennent à convaincre le capitaine du bateau marchand de prendre la route vers Malte.
A l’arrivée, Abdalla, Amara et Kader, qui ont assuré la médiation et la traduction entre les passager·es et l’équipage du navire marchand, sont arrêtés et accusés d’avoir forcé l’équipage à faire demi-tour. La justice maltaise parle d'”actes de terrorisme”. Ils sont alors âgés de 15, 16 et 19 ans. Après quatre ans et demi de procédure et de nombreux témoignages disculpant les 3 de l’El Hiblu, le procureur général de Malte a pourtant produit en novembre dernier un acte d’accusation qui confirme les charges graves de terrorisme. Ils encourent la réclusion à perpétuité.

Une pétition existe pour soutenir Abdalla, Amara et Kader sur change.org.
Si vous souhaitez faire un don, vous pouvez le faire sur le site (en anglais) de la campagne « Free the ElHiblu3 » portée par des activistes AlarmPhone.

Parce qu’il est encore temps de lutter, parce qu’il est encore temps pour les autorités maltaises d’abandonner les charges. Exigeons la libération des 3 de l’El Hiblu.

Bonne écoute !
Main sur le cœur et poing levé.

** Attention : Parce que la situation est dure et violente en Méditerranée, cette chronique et les cas qui sont racontés peuvent être difficiles à entendre. **

Pour en savoir plus sur l’AlarmPhone et les politiques de frontières en Méditerranée, vous pouvez consulter le site d’AlarmPhone et celui de Watch the Med.

Pour nous contacter, vous pouvez écrire à : chroniques_a_mer@riseup.net

Vendredi 13 octobre 2023 à 18h | Episode 22. Les naufrages invisibles

Ce mois-ci, dans Chroniques àMER, on vous parle des naufrages invisibles, de celles et ceux qui sont parti.es en mer et que leur proches continuent parfois pendant des années à chercher, sans traces.

Ces naufrages ne sont pas des accidents, mais bien le résultat de politiques européennes meurtrières. On vous parle aujourd’hui surtout des naufrages sur la route des Canaries en Méditérannée Occidentale, sur cette route qui peut être considérée comme la plus risquée des routes vers l’Europe.

Merci à nos camarades qui luttent au Sud de la Méditérannée aux côtés de toutes celles et ceux qui attendent des nouvelles de leurs proches.
Merci à Saliou, Abdou, Aurore et Luna pour avoir partagé leurs analyses avec nous.

Bonne écoute !
Main sur le coeur et poing levé.

** Attention : Parce que la situation est dure et violente en Méditerranée, cette chronique et les cas qui sont racontés peuvent être difficiles à entendre. **

Et pour la musique :

  • Rien qu’une fois faire des vagues d’Anne Sylvestre
  • Harraga de Younès
  • Haraga de Niaks x Zkr
  • Mil Pasos par Soha
  • l’instrumentale de Lettre à la République de Kerry James

Pour en savoir plus sur l’Alarm Phone et les politiques de frontières maritimes européennes, vous pouvez consulter le site d’AlarmPhone et celui de Watch the Med.
Pour nous contacter, vous pouvez écrire à : chroniques_a_mer@riseup.net

Vendredi 12 mai 2023 à 18h | Épisode 21. Rien qu’une fois, faire des vagues

Ce mois-ci, dans Chroniques àMER, on voulait vous parler d’un naufrage. Le naufrage d’un bateau de 47 personnes, qui a chaviré en Méditerranée centrale le 12 mars 2023.

Mars 2023, un mouvement social d’ampleur bat son plein en France contre la réforme du système des retraites, pendant une des nombreuses semaines de manifestations, blocages et autres actions pour déborder le gouvernement., on est plusieurs de chroniques àMER à se retrouver aux prises avec une situation de détresse : le cas AP0322.

Pendant deux jours, en permanence de nuit ou de jour, nous allons être en contact avec ce bateau de 47 personnes parti de Libye. La suite et fin de l’histoire, que vous allez découvrir dans cet épisode, est dure. Elle est dure comme la situation à l’œuvre en Méditerranée, comme la violence de la non-assistance orchestrée par les états européens en collaboration avec la Libye.

Deux mois plus tard, on est toujours choquées et on se sent encore vraiment tristes. Alors ça nous a aussi donné envie de vous parler de comment on gère cette tristesse dans nos vies, dans ce travail AlarmPhone qui vient taper parfois très fort dans nos émotions.

Bonne écoute.

** Attention : Parce que la situation est dure et violente en Méditerranée, cette chronique et les cas qui sont racontés peuvent être difficiles à entendre. **

Et pour la musique :

  • Rien qu’une fois faire des vagues d’Anne Sylvestre
  • l’instrumentale de Lettre à la République de Kerry James

Pour en savoir plus sur AlarmPhone et les politiques de frontières maritimes européennes, vous pouvez consulter le site d’AlarmPhone et celui de Watch the Med.

Pour nous contacter, vous pouvez écrire à : chroniques_a_mer@riseup.net

Vendredi 10 mars 2023 à 18h | Épisode 20. Traverser le désert | Rencontre avec des activistes d’Alarmphone Sahara

Ce mois-ci, dans Chroniques àMER, on avait envie de continuer à parler des conséquences de ce que fait l’Europe en matière de frontières, pas seulement en Méditerranée, pas seulement sur les lieux de départs des traversées de la mer, mais bien plus au sud, dans le désert du Sahara et les pays que ce désert traverse.

La mer Méditerranée est bien souvent une petite partie du voyage de personnes qui avant d’embarquer ont traversé bien des pays, ont marché des milliers de kilomètres, ont pris beaucoup de transports différents, ont survécu à tout un tas d’épreuves, ont rencontré des centaines de personnes, en ont perdu certaines, en ont retrouvé d’autres.

Nous savons que ces routes sont souvent très longues , et très dangereuses. Nous savons qu’elles sont rendues de plus en plus dangereuses à cause de l’Europe et de ses accords avec certains pays d’Afrique, à cause de l’Europe et du déploiement de ses forces de police en Afrique, à cause de l’Europe et de sa politique d’externalisation des frontières qui criminalise les déplacement sur les territoires africains.

Sur cette frontière comme sur plein d’autres, des camarades luttent, se soutiennent, construisent des solidarités. C’est le cas de Diory Traoré, Pierre Youssa et Azizou Chehou, trois activistes engagé.es dans tout un tas de collectifs et d’organisations et membres du réseau Alarmphone Sahara, un projet sœur d’Alarmphone Méditerranée.

On a eu envie de discuter avec Pierre, Aziz et Diory de ces routes qui passent par le désert et de la responsabilité des États européens dans la région.

Bonne écoute

Et pour la musique :

  • Nterini de Fatoumata Diawara
  • Get Up Stand Up de Bob Marley
  • l’instrumentale de Lettre à la République de Kerry James

Pour en savoir plus sur les actions menées par Alarmphone Sahara : https://alarmephonesahara.info/fr/

Pour consulter Afrique XXI : https://afriquexxi.info/

Pour en savoir plus sur AlarmPhone et les politiques de frontières maritimes européennes, vous pouvez consulter le site d’AlarmPhone et celui de Watch the Med.

Pour nous contacter, vous pouvez écrire à : chroniques_a_mer@riseup.net

Vendredi 10 février 2023 à 18h | Épisode 19. Lutter contre l’externalisation des frontières européennes depuis le Mali

Dans ce 19e épisode de Chroniques àMER, on vous propose d’entendre la voix de Diory Traoré, camarade d’AlarmPhone Sahara et militante malienne pour la liberté de circulation, qui a partagé avec nous ses analyses et ses expériences d’activisme contre l’externalisation des frontières européennes en Afrique.

AlarmPhone c’est un réseau, un grand réseau. Près de deux cent activistes qui vivent et luttent au nord et au sud de la Méditerranée. Un réseau qui se construit entre différentes villes, différentes langues, différentes manières de s’organiser, différentes réalités économiques. Certain.es d’entre-nous habitent des lieux appauvris par la colonisation, d’autres des lieux que la colonisation a enrichis. Certain.es doivent faire des demandes de visas pendant des mois pour pouvoir se déplacer – visas qui la plupart du temps sont refusés par les autorités européennes, d’autres achètent un simple billet pour prendre l’avion.

Au dernier meeting du réseau, qui a eu lieu à Amsterdam, pratiquement toutes les demandes de visa de nos camarades du Sud ont été refusées et ça nous a mis très en colère. Mais on était très heureuses que Diory reste en Europe plusieurs semaines et qu’elle fasse une tournée dans le sud-est de la France pour présenter un film auquel elle a participé, Les Oubliées de la migration. On en a même profité pour faire de la radio ensemble. On s’est donné rendez-vous au studio de Radio Galère, à Marseille, par une journée pluvieuse. On a allumé les micros. Diory nous a raconté les conséquences des politiques européennes des frontières sur le quotidien et les déplacements de tas de gens, au Mali, au Niger, et dans d’autres d’endroits.

Un grand merci à Diory pour cette discussion qui nous a donné un sentiment un peu réconfortant qu’on peut faire des choses pour lutter contre ce système et continuer à construire des ponts, des liens, et des solidarités !

Merci à à tou.tes celleux qui ont rendu cette émission possible.

Et pour la musique : Tiken Jah Fakoly – Ouvrez les frontières, et toujours l’instrumentale de Kery James – Lettres à la république <3

Bonne écoute !

Main sur le cœur et poing levé.

Pour en savoir plus sur l’Alarm Phone et les politiques de frontières maritimes européennes, vous pouvez consulter le site d’AlarmPhone et celui de Watch the Med.

Pour nous contacter, vous pouvez écrire à : chroniques_a_mer@riseup.net

Vendredi 13 janvier 2023 à 18h | Épisode 18. Frontières et identités queer

Dans ce nouvel épisode, on sort à nouveau du format classique de nos chroniques pour vous proposer cette fois de rencontrer deux personnes très spéciales, aux voix et existences profondément politiques. Qu’est-ce que ça veut dire, traverser des frontières et être queer ?

The dance of the auletrides

Dans les derniers jours de novembre 2022, l’équipe de Chroniques àMER s’est rendue à Amsterdam pour le meeting AlarmPhone. Après plusieurs jours de réunion avec le réseau, nous avons rejoint deux amies dans la cuisine d’un lieu collectif au sud de la ville.

Une membre de Chroniques àMER avait rencontré ces personnes à Lesvos, en Grèce, dans un collectif nommé ‘Lesvos LGBTQI+ Refugee Solidarity’. Ce collectif existe depuis 2017 et a pour but de créer un espace pour la communauté queer, au milieu de la brutalité de la procédure d’asile aux confins de l’Europe.

Cet après-midi de novembre, donc, on a écouté de la musique, fait rôtir des aubergines, et on s’est assises ensemble autour d’une table pour discuter. On voulait parler avec elles de leurs expériences en matière de procédures d’asile en tant que personnes LGBTQI, et on s’est retrouvé à discuter de la recherche de communauté(s) queer.

Chroniques àMER_18_VERSION-FRANÇAISE

Chroniques àMER_18_ENGLISH-VERSION

Un immense merci à nos amies, pour avoir partagé leurs pensées, leurs idées et leurs questions.

Merci aux personnes qui ont assuré la traduction de cet épisode, et aux personnes qui interprètent et traduisent pour les autres, partout.

Et pour la musique : Thylacine – Satie II, Ed Sheeran – Shape of you, Angham – 3arfa Emty et toujours l’instrumentale de Kery James – Lettres à la république <3

Bonne écoute !

Main sur le cœur et poing levé.

Pour soutenir Gardenia (A.), que vous avez écoutée pendant cette émission, à financer son opération chirurgicale d’affirmation de genre, rendez-vous sur la page de sa cagnotte en ligne. N’hésitez pas à faire tourner ce lien à l’infini.

Pour en savoir plus sur l’Alarm Phone et les politiques de frontières maritimes européennes, vous pouvez consulter le site d’AlarmPhone et celui de Watch the Med.

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Vendredi 09 décembre à 18h | Épisode 17. Imaginaires sans frontières #2

Ce mois-ci Chroniques àMER continue à interroger nos imaginaires d’un monde sans frontières.

Cette fois, on est allé.e.s voir nos camarades dans un monde où les frontières existent encore, et on leur a demandé ce qu’ils et elles feraient comme actions contre les frontières si elles avaient toutes les ressources humaines, matérielles et financières possibles.

Alors « Imaginaires sans frontières », épisode 2, c’est parti.

Après le précédent épisode d’imaginaires sans frontières, un camarade engagé à Marseille et à Vintimille nous a envoyé un message. Un message amer mais avec de l’espoir, exactement comme le projet de nos chroniques. On avait envie de le partager avec vous en introduction de cette émission :

« Je voulais te remercie pour le podcast que vous avez enregistré à la ZAD. C’était une semaine très dur et écouter ces voix m’a soulagé.Retour ligne automatique
Voici un texte que j’avais écris pour remercier mon collectif à Ventimiglia et ça vous regarde 🙂Retour ligne automatique
La semaine dernière s’est ouverte sur une terrible nouvelle, sur le chagrin et la colère d’une nouvelle mort à la frontière.Retour ligne automatique
Pourtant, la semaine s’est terminée avec l’espoir d’un autre monde possible. Aujourd’hui, l’humanité s’est rassemblée autour d’une pierre portant le nom d’Ahmed Safi, 19 ans, pour se souvenir de lui et lui rendre hommage.Retour ligne automatique
Je remercie de tout cœur les personnes qui ont rendu cela possible.Retour ligne automatique
J’écoute ce podcast, il a été enregistré au transborder camp cet été. Les gens répondent à une question : “Que feriez-vous si vous vous réveilliez demain dans un monde sans frontières ? “.Retour ligne automatique
Je ferme les yeux et je souris, imaginant dans leurs mots un monde dans lequel Ahmed serait encore en vie, dans lequel nous serions tous libres. »

Pour Ahmed et toutes les autres, on va continuer à lutter. Et à enregistrer nos voix en résistance.

Merci à celles et ceux qu’on a rencontré.es dans un coin de cuisine collective

Merci à Rubi et Berenice du collectif radio Our Voice à Freiburg en Allemagne

Merci à Paula et Giulia qui luttent à la frontière entre la Belarus et la Pologne

Merci à Latifa de l’association des mères de disparu.es

Merci à Ryad membre de l’initiative Afrique Europe Interact

Merci à Papalaye du Syndicat populaire des vendeurs ambulants à Barcelone

Merci à Badr et à Hicham du groupe de soutien LGBTQIA+ Maroc

Merci à Helena de l’organisation Border Monitoring Violence Network

Merci à Juli et Ati du collectif Wish No Borders à Lesvos en Grèce

Merci à Lucie membre de l’International Woman Space

Merci à Imane d’Alarmphone Oujda, au Maroc,

Merci à Aziz de l’Alarmphone Sahara

Et pour la musique : Balti & Samir Loussif – Mchaou

Bonne écoute !

Main sur le coeur et poing levé.

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Vendredi 11 novembre à 18h | Épisode 16. Imaginaires sans frontières

Ce mois-ci Chroniques àMER a sorti ses micros pour parler de nos imaginaires d’un monde sans frontières.

Dans ce nouvel épisode, on va faire péter les frontières.

En juillet dernier, 800 activistes qui luttent contre les frontières, se sont retrouvées au Transborder Summer Camp à l’ancienne ZAD, près de Nantes. L’équipe de Chroniques àMer y a rencontré des collectifs venant d’un peu partout dans le monde.

Comme on a régulièrement envie et besoin de se faire plaisir, on a posé la même question à celleux qu’on rencontrait : « Et si demain tu te réveillais et qu’il n’y avait plus de frontière, quelle ets la première chose que tu ferais ? »

On se sent super émues de vous faire entendre les voix de ces personnes incroyables avec qui on a parlé de nos luttes et de nos imaginaires, et on a envie de leur dire, et de vous dire à tou.te.s qu’on lâchera rien, et qu’on est fière de lutter à vos côtés.

Merci à Alix, à Eric et à Alireza qu’on a rencontrées dans un coin de cuisine collective

Merci à Riad, à Latifa, à Pamela,

Merci à Imane d’Alarmphone Oujda, au Maroc,

Merci à Paula et Giulia qui luttent à la frontière entre la Biélarussie et la Pologne,

Merci à Badr et à Hicham du groupe de soutien LGBTQIA Maroc,

Merci à Rubi et Berenice du collectif radio Our Voice à Freiburg en Allemagne,

Merci à Papalaye du syndicat populaire des vendeur ambulants à Barcelone

Merci à Aziz de l’Alarmphone Sahara

Merci à Louisa et Diego du Centro de Derecho Human Fray Matias, à Tapachula au Mexique

Merci à Ines et Atifa du collectif Wish No Borders à Lesvos en Grèce

Et pour la musique: Calle 13, Latinoamérica (Audio) feat Totó la Momposina, Susana Baca, Maria Rita

Bonne écoute !

Main sur le coeur et poing levé.

Pour en savoir plus sur l’Alarm Phone et les politiques de frontières maritimes européennes, vous pouvez consulter le site d’AlarmPhone et celui de Watch the Med.

Pour nous contacter, vous pouvez écrire à : chroniques_a_mer@riseup.net